La République démocratique de Sao Tomé-et-Principe a récemment célébré ses 50 ans d’existence. Un cinquantenaire placé sous le signe de la découverte de cet Etat insulaire d’Afrique centrale. A l’initiative du Consul honoraire, Jeanne Essossoua Songue, une rencontre économique a été organisée le 24 Juillet 2025 à Douala, mettant autour de la même table les hautes institutions, les opérateurs économiques, les commerçants, ainsi que les Collectivités territoriales décentralisées
L’objectif principal de la rencontre économique sur la découverte de la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe est bien défini : Booster les relations économiques avec le Cameroun. D’après le Consul honoraire, il s’agit de créer un pont entre les deux communautés sur tous les plans. Une diplomatie économique que veut renforcer Jeanne Essossoua Songue, avec des indicateurs déjà identifiés.
« L’ouverture d’une ligne maritime qui va permettre aux investisseurs camerounais d’aller facilement investir à Sao Tomé et vice versa, les santoméens qui veulent faire du commerce peuvent aussi venir au Cameroun, parce que l’avion coûte très cher. Cette coopération Sud-Sud doit être plus qu’un slogan », dit-elle en insistant sur la vision d’une véritable dynamique économique.
« Le rôle du consulat à Douala est de développer les échanges qui étaient encore au stade embryonnaire. Nous souhaitons par exemple voir chaque semaine une centaine d’hommes d’affaires au Cameroun et à Sao Tomé pour investir ».

Points clés de la rencontre
Les discussions ont porté sur plusieurs axes prioritaires, présentées par Alfredo B. Da Trindade, Directeur exécutif de l’Agence de promotion du commerce et des investissements à Sao Tomé-et-Principe.
« Nous avons des atouts stratégiques, l’agriculture, la pêche industrielle et la transformation halieutique, la filière Bois, l’énergie et les hydrocarbures, les infrastructures routières et portuaires, l’écotourisme, ainsi que le secteur privé. Les investisseurs camerounais ont de bonnes raisons de s’intéresser à Sao Tomé-et-Principe pour développer leurs activités », Les informations reçus sont plutôt convaincantes. Les femmes se sentent majoritairement interpellées. Tertulienne Meching en fait partie.
« J’apprécie déjà les liens qu’il y’a entre Sao Tomé-et-Principe et le Cameroun. En tant que commerçante à la base, c’est une très grande opportunité de m’ouvrir sur le marché. Ça favorise la réalisation de nouveaux bénéfices », s’en réjouit la Chef d’entreprise spécialisée dans la transformation du Bois et la commercialisation.
Fadimatou Noutchemo pour sa part espère une coopération qui favorisera la levée des visas, « Pour permettre aux deux pays de pouvoir échanger, aussi pour aider les investisseurs à obtenir des facilitations de déplacements pour superviser leurs entreprises. Quand on veut que l’Afrique se développe par les africains, il faut pouvoir faire confiance à ces africains-là qui viennent avec leurs investissements. Nous espérons avoir une Afrique qui a une facilitation de visas pour que les peuples puissent échanger », souligne la Directrice Cameroun et Nigéria d’Afrijet FlyGabon.
Les résultats de la rencontre sont donc prometteurs. Les deux pays manifestent leur volonté de transformer les accords en actions concrètes.
« Le Cameroun et Sao Tomé-et-Principe doivent se rapprocher davantage. Nous travaillons pour établir un partenariat dans ce sens, ce qui est sans doute bénéfique aux deux pays. Nous pensons de ce fait à la possibilité de supprimer la procédure d’obtention de visas. Cela a été fait avec le Gabon et ça marche. Pourquoi pas avec le Cameroun, véritable potentiel dans la sous-région Afrique centrale », relève Nicolau Neto dos Santos Lima, Représentant du ministre des affaires étrangères de Sao Tomé, en présence du représentant du ministre camerounais des relations extérieures.
La rencontre de Douala marque une étape importante dans le renforcement de la coopération entre le Cameroun et Sao Tomé-et Principe. Elle ouvre la voie d’un partenariat solide et durable, susceptible de contribuer à la croissance économique et au développement de la sous-région.
Marie Judith Ndongo









