A l’approche de la saison des pluies, les quartiers de Yaoundé 2 changent de visage. Depuis plusieurs semaines, des jeunes et des femmes, affectueusement appelés « casques bleus » de la propreté, mènent une offensive déterminée contre l’insalubrité et les risques d’inondations. Armés de pelles, de balais et de brouettes, ces volontaires sillonnent les rues, débouchent les caniveaux et évacuent les déchets accumulés, contribuant à sécuriser les habitations et les espaces commerciaux
Dans plusieurs quartiers, le spectacle est devenu familier : des équipes organisées, reconnaissables à leurs chasubles, s’activent dès les premières heures de la matinée. Leur mission est claire : prévenir les inondations en facilitant l’écoulement des eaux pluviales et redonner aux rues un visage plus sain, devant des habitants qui manifestent une certaine émotion positive.
Cette action de proximité renforce également le sentiment de sécurité sanitaire, dans un contexte où l’insalubrité favorise la prolifération des maladies hydriques.


Jeunes et femmes, acteurs du changement local
Au-delà de la salubrité, cette initiative traduit une dynamique sociale forte. Elle offre à des jeunes et à des femmes une opportunité d’engagement communautaire, tout en valorisant leur rôle dans la transformation du cadre de vie.
Leur présence constante sur le terrain crée un effet d’entraînement : les riverains sont davantage sensibilisés à la gestion responsable des déchets et au respect des espaces publics.



Prévenir plutôt que subir
A l’entrée de la saison pluvieuse, la stratégie adoptée à Yaoundé 2 repose sur l’anticipation. Curage préventif des caniveaux, enlèvement des tas d’ordures, nettoyage des points noirs : autant d’actions qui réduisent significativement les risques d’inondations.
Si les défis restent nombreux, l’engagement de ces « casques bleus » de la propreté envoie un message fort : la lutte contre l’insalubrité est l’affaire de tous.
A Yaoundé 2, la propreté n’est plus un simple slogan, mais une mobilisation collective qui protège les quartiers et redonne espoir à leurs habitants.
Marie Judith Ndongo








