Dans nos grandes agglomérations, les mototaxis sont devenus un maillon essentiel de la mobilité urbaine. Rapides, accessibles et omniprésents, ils comblent les insuffisances du transport collectif. Mais leur expansion anarchique a aussi engendré insécurité, accidents et dérives. L’assainissement engagé par une communauté urbaine, à travers l’identification biométrique, le port de chasubles homologués et la formation gratuite pour l’obtention du permis catégorie A, apparaît non comme une contrainte, mais comme une réforme salutaire
L’identification biométrique des conducteurs constitue un tournant majeur. Elle permet de mettre fin à l’anonymat qui favorise parfois l’impunité et l’infiltration d’acteurs mal intentionnés dans le secteur.
Responsabiliser, c’est d’abord savoir qui exerce. En établissant une base de données fiables, la communauté urbaine pose les bases d’un encadrement durable et d’une meilleure sécurité pour les usagers.
Une ville moderne ne peut prospérer dans l’informalité permanente.


Visibilité et confiance : le rôle des chasubles homologués
Le port de chasubles homologués, fournis aux conducteurs enregistrés, répond à une exigence simple : rendre le service identifiable et crédible.
La visibilité accrue améliore la sécurité routière et facilite les contrôles. Elle renforce également la confiance des passagers, qui peuvent reconnaitre un opérateur régulier.
Uniformiser ne signifie pas brider, mais structurer.

Former pour professionnaliser
Proposer une formation gratuite en vue de l’obtention du permis catégorie A, constitue sans doute l’aspect le plus structurant de la réforme.
Trop d’accidents impliquant des mototaxis trouvent leur origine dans l’absence de formation formelle et la méconnaissance des règles de sécurité routière.
Professionnaliser le secteur, c’est reconnaitre qu’il s’agit d’un véritable métier, nécessitant compétences, discipline et responsabilité.

Assainir sans exclure
Le débat sur la régularisation des mototaxis est souvent passionné. Certains y voient une menace pour l’emploi de milliers de jeunes. Pourtant, l’objectif affiché n’est pas d’exclure, mais d’élever les standards.
Une activité qui fait vivre autant de familles mérite mieux que l’informalité. Elle mérite reconnaissance, encadrement et dignité professionnelle.
Un choix de société
L’assainissement du secteur des mototaxis dépasse la simple question de transport. Il interroge notre conception de la ville : voulons-nous des espaces organisés, sécurisés et responsables, ou continuer à subir les conséquences d’un désordre toléré ?
Identification, visibilité, formation : ces trois piliers traduisent une volonté politique d’inscrire la mobilité urbaine dans une logique de modernité.
Encadrer les mototaxis, ce n’est pas freiner la liberté, c’est protéger des vies et préparer la ville de demain.
Marie Judith Ndongo









