En ce mois de Ramadan, période de spiritualité et de solidarité accrue, l’installation de lampadaires dans un quartier par une élite locale prend une dimension particulière. Au-delà du simple éclairage public, le geste s’inscrit dans une dynamique de responsabilité sociale, de sécurité communautaire et de valorisation du vivre-ensemble
Dans de nombreux quartiers urbains, l’insuffisance d’éclairage public favorise l’insécurité, les accidents nocturnes et limite les activités en soirée. L’initiative d’un fils ou d’une fille du terroir consistant à financer et installer des lampadaires vient répondre à une attente longtemps exprimée par les riverains.
En période de Ramadan, où les déplacements nocturnes se multiplient pour les prières et les rencontres communautaires, la lumière devient un facteur essentiel de sérénité.
Ramadan, mois de générosité et d’action utile
Le Ramadan est traditionnellement associé aux œuvres de charité et aux actions de bienfaisance. Mais au-delà de l’aumône ponctuelle, certains choisissent des initiatives à impact durable.
Installer des lampadaires, c’est offrir :
- Plus de sécurité aux familles
- Un cadre propice aux activités économiques nocturnes
- Une meilleure visibilité pour les usagers de la route
- Un climat de confiance renforcé dans le quartier
L’acte dépasse ainsi la symbolique religieuse pour s’inscrire dans une logique de développement local.

L’élite face à ses responsabilités communautaires
Dans un contexte camerounais, l’élite locale est souvent interpellée sur sa contribution au progrès de sa communauté d’origine. En finançant des infrastructures de base, elle répond à cette attente sociale et renforce le lien entre réussite individuelle et solidarité collective.
Ce type d’initiative rappelle que le développement ne relève pas uniquement des pouvoirs publics, mais aussi de l’engagement citoyen.

Une lumière qui éclaire plus que les rues
En définitive, l’installation de lampadaires dans un quartier pendant le mois de Ramadan symbolise une double illumination : celle des rues et celle des consciences.
Elle démontre que la foi peut se traduire e actes concrets, utiles et structurants pour la communauté.
Dans l’obscurité de la nuit, ces lampadaires rappellent que la lumière du partage et de la responsabilité sociale peut transformer durablement un quartier.
Marie Judith Ndongo









