En marge de la 14è conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce, la question du commerce électronique a fait l’objet d’un point presse le 28 Mars 2026, animé par Johanna Hill, Directrice adjointe de l’OMC. Cette rencontre avec les médias a permis de mettre en lumière les défis liés à la gouvernance du commerce numérique mondial, dans un contexte où les Etats membres cherchent à concilier ouverture des échanges digitaux et réduction des inégalités technologiques
Lors de son intervention, Johanna Hill a rappelé que le commerce électronique constitue aujourd’hui un pilier croissant des échanges internationaux, porté par la circulation accélérée des services, des données et des transactions numériques.
Les discussions portent notamment sur le moratoire relatif aux droits de douane sur les transmissions électroniques, mécanisme qui continue de susciter des débats entre pays industrialisés et économies en développement.
La fracture numérique au centre des préoccupations
Au-delà des aspects commerciaux, la directrice générale adjointe a insisté sur la nécessité de traiter les écarts d’accès aux infrastructures numériques, particulièrement pour les pays africains.
Le commerce électronique ne peut être pleinement bénéfique sans investissements dans la connectivité, la formation numérique et la modernisation des systèmes de paiement.
D’après l’organisation,
« Les membres discutent de la manière de parvenir à un consensus en vue d’une décision ministérielle pour la CM 14 sur la base des propositions qu’ils ont présentées au sujet d’éléments tels que la prorogation du moratoire sur les droits de douane pour les transmissions électroniques et la redynamisation du Programme de travail sur le commerce électronique, y compris par la création d’un Comité du commerce numérique de l’OMC », peut-on lire dans une note d’information parvenue à notre rédaction.
Un enjeu stratégique pour les économies africaines
Pour les pays du continent, le commerce électronique apparaît comme une opportunité de diversification économique, mais aussi comme un défi de compétitivité.
Dans le cadre de cette conférence, plusieurs voix plaident pour un encadrement international qui tienne compte des réalités des économies encore peu industrialisées. La directrice générale adjointe de l’OMC rassure.
« Tous les membres de l’OMC sont favorables à l’expansion du commerce électronique en Afrique. Cependant les discussions sur la table portent sur la taille, la durée du moratoire et le programme de travail », a-t-elle souligné face à la presse nationale et internationale.

L’OMC face aux mutations du commerce mondial
A travers ce point presse, l’OMC confirme que la transformation digitale est désormais au cœur des négociations commerciales contemporaines, avec pour enjeu principal : bâtir un système multilatéral capable d’intégrer les nouvelles réalités du commerce mondial.
Judith Ndongo Ngoubè









