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Pré-collecte des déchets : Une opération au cœur des activités du Comité de développement d’Emana centre

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Ensemble des opérations qui consistent à acheminer les déchets des ménages vers les points de regroupement où ils sont ensuite collectés par les services de collecte officiels, la pré-collecte des déchets est une étape cruciale de la gestion des déchets, surtout dans des zones où l’accès est difficile pour les camions de collecte. Tenu de mains de maître par Désiré Tsongo Enyegue, le Comité de développement d’Emana centre, dans le premier arrondissement de la ville de Yaoundé, en fait une activité prioritaire, depuis son opérationnalisation en 2023 par décret du ministère de la Décentralisation et du développement local. Dans cette interview exclusive, le président du Codel Emana centre dévoile la délicatesse de cette opération

Désiré Tsongo Enyegue, Président du Comité de développement d’Emana centre, Merci de répondre à nos questions.

Le 04 Août 2024 marque la date de lancement de la pré-collecte des déchets, que vous avez initiée dans cette localité. Quelle a été la première étape de l’activité ?

Nous avons débuté cette activité par l’enrôlement dans les ménages. Nous les avons inscrits dans notre répertoire, question de les impliquer dans le projet d’assainissement du quartier. Nous comptons donc 437 ménages enrôlés, mais nous ne sommes parvenus à satisfaire que 110 à ce jour.

Votre mécanisme repose sur la pré-collecte intelligente. Qu’est-ce que c’est ?

Au départ nous utilisions des sacs poubelle, mais ce dispositif est limité parce que la matière plastique est fragile et se détruit facilement au simple contact avec un objet pointu. Le moyen le plus pratique que nous avons trouvé est de se servir de seaux. Nous avons donc acheté, sur fonds propres, 150 de ces récipients, à raison de 4300 FCFA l’unité. Les contenus sont disposés dans les ménages, et ils sont ôtés de là deux fois par semaine, soit huit fois le mois. En retour, ces ménages déboursent la somme de 2500 FCFA par mois pour ce service. Nous fonctionnons sur le principe du volontariat. Dans ce que nous percevons des ménages, un pourcentage est versé aux bénévoles comme prime de subsistance.

Que dites-vous aux ménages pour les amener à adhérer au projet et à s’y investir ?

La clef c’est la lettre signée du Maire. Nous leur disons que nous sommes porteurs d’un message du Maire de Yaoundé premier, le discours étant accompagné d’une présentation de ladite lettre à la personne en face, document qui engage les habitants à ne plus jeter les ordures n’importe comment dans les artères de la ville, sous peine d’amande. Néanmoins, nous faisons cordialement la proposition d’un partenariat gagnant-gagnant. La main est bien-sûr tendue après avoir repéré et libéré les espaces publics des tas sauvages. Après cette action, nous leur offrons 02 options. Mettre les ordures dans les bacs installés en bordure de routes, ou nous laisser faire ce travail en contrepartie d’une somme d’argent versée mensuellement. 2500 FCFA pour les seaux de 50 Litres et 5000 FCFA pour les seaux de 100 Litres. Ces derniers sont disposés beaucoup plus dans les écoles. Le travail se fait aussi au niveau des caniveaux et c’est collectif, tel que préconisé par la mairie. Dans les quartiers déjà nous sensibilisons afin d’impliquer tout le monde à la mobilisation. Il faut souligner que nous fonctionnons de manière légale, sur autorisation signée du Maire de la commune.

Ce travail en effet semble très passionnant, une activité porteuse, non sans difficultés. Pouvons-nous en avoir des plus manifestes ?

La première difficulté repose sur les mentalités rétrogrades des populations, qui, malgré la sensibilisation, continuent de jeter les ordures au sol et nous n’avons malheureusement pas de pouvoir de répression.

La seconde difficulté est que nous ne disposons pas encore véritablement de moyens. Nous ne demandons pas d’argent, mais du matériel, précisément des bacs à ordures, des tricycles aussi, parce que nous n’en avons qu’un seul pour desservir les 12 blocs que compte Emana. Même sur fond de crédit, nous sommes disposés à faire du bon travail et rembourser.

Propos recueillis par Marie Judith Ndongo 

Désiré Tsongo Enyegue, Président du Comité de développement d’Emana centre

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