Convaincu de ce que les Chefs traditionnels jouent un rôle crucial dans le développement local et économique, ainsi que dans la gestion des ressources naturelles, leur implication dans l’élaboration des politiques locales et à la mise en œuvre des projets de développement, est pour le candidat à l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025, un impératif. Impératif qui rime avec autonomisation et renforcement des capacités
Plusieurs textes, notamment le Décret du 15 Juillet 1977, organisent les chefferies traditionnelles, et précisent leur rôle, notamment en tant qu’auxiliaires de l’administration. Les Chefs traditionnels sont par ailleurs impliqués dans le processus de prise de décision au niveau local, contribuant à l’élaboration des politiques et des plans de développement. Cependant malgré leur rôle important, ces autorités rencontrent des défis, qui s’identifient en termes de reconnaissance de leur autorité, de gestion des ressources et de participation effective à la prise de décision. Au vu de leurs salaires mensuels, tout semble indiquer que le statut d’auxiliaires à l’administration les limite à servir de pont entre les communautés et l’administration, à appliquer les directives administratives et à résoudre les conflits mineurs. Selon Ateki Seta Caxton, « Le salaire mensuel d’un Chef traditionnel de 3è degré est de 50.000 FCFA, 100.000 FCFA pour celui de 2è degré, et 200.000 FCFA pour le plus haut gradé, de 1er degré », lance le candidat à l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025, qui envisage dans son programme de campagne, impliquer effectivement les Chefs traditionnels dans les projets de développement des villages.
« Nous avons prévu élargir la dotation dédiée aux Collectivités territoriales décentralisées de 15 à 20%. Ce qui va inclure les composantes des projets des Chefs traditionnels. Parce qu’ils n’ont pas toujours des aptitudes en matière de gouvernance, nous allons les former aux gestions financières, des populations, ainsi que des projets. Nous initierons la construction d’un institut qui aura pour mission de les former à la gestion du développement local », déclare-t-il, en ajoutant, dans la logique d’une bonne gouvernance, de recycler ces personnalités.
« Nous savons que ce ne sont pas toujours des personnes aptes à prendre des décisions, c’est pourquoi nous avons prévu les former et les arrimer aux méthodes modernes de gestion des populations, des projets et des ressources financières. Nous mettrons à contribution la National School of Local Administration (NASLA), pour les former en faveur du développement local », indique-t-il.
Les Chefs traditionnels sont donc sans aucun doute déterminants pour le développement local au Cameroun. Des acteurs dont la participation active est essentielle pour assurer un développement durable et inclusif.
Marie Judith Ndongo










