Dimanche 14 Septembre 2025, un évènement chaleureux, plein de solidarité et d’espoir a lieu au sein de l’église Espérance de l’Union des Eglises Baptistes du Cameroun (UEBC). La commission Ecoute et Diaconie remet des paquets minimums scolaires à près de 300 élèves issus de familles modestes de la communauté, à la faveur d’un culte spécial Rentrée scolaire et académique
Dans une ambiance fraternelle et solennelle, la cérémonie de remise de paquets minimums réuni, pour la deuxième édition du programme « De la parole au geste », plus d’une centaine de fidèles. Enfants, parents, corps pastoral. Le geste de solidarité témoigne d’une foi incarnée, soucieuse des réalités sociales des familles.
« Beaucoup parmi eux sont vulnérables, et les enfants ont besoin d’être soutenus. Ce geste que nous avons posé participe à apporter un petit sourire à ces enfants, et cela nous motive. La particularité de cette deuxième édition se situe en le plus que nous avons eu. Quand nous commencions en tant qu’église locale l’année dernière, nous avons rencontré quelques difficultés. Cette année par contre, nous avons initié une mobilisation au-delà de notre communauté en sollicitant de l’aide extérieure. Des associations telles que AGESPRO nous ont soutenus sans ménager d’effort, ce qui justifie la consistance des kits cette année », s’en réjouit Régine Ndjiki Botol, présidente de la Commission Ecoute et Diaconie.

Un geste simple, une portée immense
Chaque élève bénéficiaire reçoit un kit constitué de cahiers, de stylos, de crayons… Près de 300 enfants élèves, de la maternelle au secondaire, passant par le primaire sont touchés par cette action. Parmi eux, Ethan, 04 ans, ne cache pas sa joie en découvrant ses fournitures neuves. Une maman visiblement émue confie :
« Je suis submergée de joie ce matin en tant que parent. Recevoir un soutien pareil, des fournitures scolaires en ces temps qui courent, c’est une grâce. Je suis vraiment contente, et ces fournitures vont nous aider durant toute l’année scolaire 2025-2026. Que Dieu soit loué, Merci infiniment ». Aline Massock exprime ainsi sa reconnaissance. Le sentiment est le même pour Samuel Békoko.
« Quand je vois le geste que fait le programme Ecoute et diaconie, franchement parlant, j’ai du baume au cœur. J’espère que cet élan continue dans les jours à venir pour que cela galvanise les parents, non seulement à envoyer les enfants à l’église, mais aussi pour soutenir l’œuvre de Dieu, à la fois dans le cadre spirituel et sur le plan matériel », dit-il.

Une église à l’écoute des besoins concrets
Fidèle à sa mission, la commission Ecoute et Diaconie agit tout au long de l’année pour répondre aux besoins matériels, spirituels et psychosociaux des membres les plus fragiles de la communauté. De la distribution alimentaire aux visites aux malades, non sans compter le soutien scolaire, elle incarne la diaconie au sens le plus noble du terme, à savoir Servir, comme le Christ l’a fait.
Le pasteur principal de l’église rappelle que cette initiative est aussi un appel à la mobilisation collective.
« Nous avons respecté le programme que Jésus lui-même nous a laissé, selon lequel nous devons donner aux autres. Cela dénote de la solidarité de l’église envers ses propres fidèles. Nous sommes en pleine rentrée scolaire et ce programme nous permet de soulager la peine des parents, à qui nous donnons de l’espoir. Il y’a des enfants qui vont se souvenir de ces cahiers comme un signe de réconfort qu’on trouve à l’église. Une église qui reçoit, et qui donne aussi », relève Révérend Dr Jean Paul Ekoulé Maka.
Un engagement à renouveler
Couplée à la cérémonie, une prière d’envoi est dite pour les élèves, les étudiants et le corps enseignant, afin qu’ils abordent cette nouvelle année scolaire avec courage, discipline et confiance. La commission annonce une troisième édition en 2026 encore plus intéressante, avec l’investissement des partenaires. Selon la présidente, « La troisième édition sera encore meilleure que celle-ci, parce qu’aujourd’hui nous avons des opportunités qui se sont présentées et nous allons les saisir ».
Ce jour-là, les enfants et les parents sont repartis le cœur léger. Derrière chaque cahier offert, il n’y a pas que du papier. Il y’a de la dignité, de l’amour et une communauté qui croit.
Marie Judith Ndongo











