Dans chaque commune il y’a des réalités, mais que personne ne chiffre vraiment. Tant qu’elles ne sont pas visibles dans les chiffres, elles restent invisibles dans les politiques publiques. Pour y remédier et jouer sa partition dans la réduction considérable du taux de vulnérabilité, la commune de Yaoundé 4 s’est investie dans le recensement des ménages socialement vulnérables, à travers des Groupes Locaux de Contrôle Citoyen (GLCC)
L’activité menée à la salle Ekang de l’hôtel de ville du 4è arrondissement de la ville de Yaoundé, par une représentante du Sous-Préfet, le 5è Adjoint au Maire, Madame le Chef du Centre Social et des Chefs de quartiers de la commune, l’activité du 18 Septembre 2025 avait pour objectif d’examiner et de valider les listes des ménages identifiés comme socialement vulnérables à Yaoundé 4.
Crées pour renforcer la transparence et la participation citoyenne, les GLCC ne se contentent pas de contrôler l’action publique, ils s’impliquent aussi dans la connaissance du terrain, pour que les besoins des plus démunis soient pris en compte dans les décisions locales.

Pourquoi recenser ?
Parce qu’un bon diagnostic est la base de toute action efficace. Sans données précises, difficile, voire impossible de planifier une aide sociale ciblée, d’identifier les zones prioritaires pour l’accès à de l’eau par exemple, à l’électricité, à la santé, de s’assurer de ce que les aides de l’Etat, des ONG ou des partenaires techniques et financiers atteignent ceux qui en ont réellement besoin.
Il faut dire que ce recensement n’est pas une simple collecte de noms, c’est une démarche humaine, solidaire, engagée. Il s’agit de comprendre les réalités vécues telles que les revenus instables, l’insécurité alimentaire, le manque d’accès à l’éducation, aux soins, ou encore l’absence de logement social.

C’est aussi un outil de plaidoyer. Grâce à ces données en effet, les GLCC peuvent interpeller les autorités locales, participer aux conseils communaux de développement, et orienter les projets sociaux vers les populations les plus oubliées. Mais pour que cela fonctionne, il faut que toute la communauté s’implique. Il faut que les familles acceptent d’ouvrir leurs portes, que les jeunes s’engagent comme enquêteurs, et que les leaders communautaires soutiennent l’initiative. Car recenser c’est voir. Et voir c’est déjà commencer à changer.
Marie Judith Ndongo









