La chefferie Foulbé de Douala vient de connaitre un moment fort avec l’installation officielle de plusieurs nouveaux Notables. L’évènement s’inscrit dans une logique de redynamisation de l’autorité traditionnelle et du tissu social local
C’est en présence de l’autorité administrative, des chefs traditionnels venus de différentes localités, des leaders religieux, et d’une foule nombreuse, dont des amis, connaissances et sympathisants, que la cérémonie s’est déroulée dans une ambiance empreinte de solennité, de fierté et de respect des us et coutumes.
Choisis pour leur sagesse, leur droiture et leur engagement au service de la communauté, les notables ont été investis de leurs responsabilités, dans le strict respect du rituel foulbé. Cette démarche vise à renforcer le rôle de la chefferie dans la gestion des conflits, la préservation des valeurs culturelles et la promotion de la paix et du vivre-ensemble. A l’occasion, une prière a été élevée pour la paix au Cameroun, signifiant qu’au-delà de son rôle identitaire, la chefferie demeure une organisation qui prône le dialogue et la cohésion.

Le renouvellement de l’exécutif de la chefferie manifeste une volonté d’insuffler une énergie nouvelle et d’assurer la continuité d’un héritage qui se transmet de génération en génération.
Les nouveaux notables, quant à eux expriment leur détermination à servir avec loyauté en faveur de la cohésion et du développement de la communauté. Ils ont en effet pour mission d’accompagner le chef dans la réalisation de ses ambitions. A cela s’ajoutent la préservation des traditions, le soutien aux activités de la communauté, le renforcement de la solidarité et la promotion d’une image ouverte et moderne de la chefferie foulbé. Les populations de leur côté voient en cette redynamisation un signe de renouveau et de stabilité.

L’installation des notables marque un pas important vers la réorganisation et la modernisation des instances traditionnelles, dans le respect des héritages ancestraux. Un acte symbolique fort, porteur d’espoir pour l’avenir de la communauté foulbé de Douala.
Marie Judith Ndongo











