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Sweet Choco à la 14è Conférence ministérielle de l’OMC : Porter la voix des transformateurs locaux de cacao

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A l’occasion de la 14è Conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC 14), tenue du 26 au 29 Mars 2026 à Yaoundé, Sweet Choco a participé aux échanges pour défendre les intérêts des petites unités de transformation du cacao camerounais. Dans une interview exclusive accordée à Cameroun-jumelages-partenariats.com, son CEO, Révérend Paul Ntap Ekoue, a détaillé les motivations de l’entreprise, ses attentes ainsi que les contraintes qui freinent encore l’exportation des produits transformés localement

Ci-dessous, l’interview réalisée par Marie Judith Ndongo:

Révérend Paul Ntap Ekoue, Merci de répondre aux questions de Cameroun-jumelages-partenariat.com.

Qu’est-ce qui motive la présence de Sweet Choco à l’OMC 14 ?

Sweet Choco est d’abord une entreprise qui fait dans la transformation locale du cacao en chocolat et nous sommes dans le domaine du commerce. Pour nous c’est important d’être dans une plateforme comme celle-là parce qu’on peut non seulement trouver des partenaires qui peuvent nous encourager dans notre développement mais aussi, les grandes politiques qui se discutent en matière d’agriculture ainsi que les subventions, on en a besoin.

Quelles sont, selon vous, les principales difficultés auxquelles font face les entreprises de transformation du cacao au Cameroun ?

Les difficultés que nous avons sont d’abord sur le plan technologique. Mais nous commençons déjà à avoir des solutions, parce nous avons des ingénieurs locaux qui commencent à produire des machines qu’on importait autrefois. La performance n’est certes pas encore ce que nous voulons, mais pour atteindre la performance, il faut commencer quelque part. Le rendu que nous avons aujourd’hui en terme de finesse est très considérable. Le manque de finesse est ce qu’on reprochait très souvent au chocolat camerounais. Mais aujourd’hui nous l’avons, et si on avance dans l’amélioration technologique, la finesse sera exceptionnelle.

Les règles actuelles du commerce mondial favorise-t-elles les petites entreprises africaines ?

Je dirais oui et non. Oui, parce qu’il y’a des politiques globales. Mais le développement est un peu comme une bataille. Dans la bataille du commerce, on ne donne pas de cadeau. Les choses se négocient de façon rude, pour que les lignes avancent. Si nous-mêmes nous ne travaillons pas dur pour que ça avance, c’est-à-dire produire d’abord suffisamment localement pour pouvoir exporter le surplus sur les autres marchés, les autres ne seront pas tendres envers nous. Nous avons tout intérêt à travailler davantage.

Sweet Choco a-t-elle les moyens de relever le défi de l’exportation effective ?

Bien-sûr que nous pouvons relever le défi de l’exportation. Nous n’exportons pas encore, mais nous avons déjà l’agrément « Vente en CEMAC » et nous sommes en train de monter en puissance en termes de volume. Nous sommes déjà accompagnés par une micro finance et une banque s’intéresse à ce que nous faisons. S’il plait à Dieu, nous pourrions monter en volume parce que l’exportation est une affaire de volume.

Avez-vous des attentes précises vis-à-vis de l’Etat ?

Oui. L’appui de l’Etat est toujours bien. Le Cameroun doit subventionner ses PME pour qu’elles exportent, pousser les PME à l’exportation, c’est où on capte les devises. Voilà l’enjeu qui est derrière. Et plus les PME sont fortes, plus on emploie, mieux on se déploie vers l’extérieur. Si on ne le fait pas, on observera ce que nous connaissons. C’est-à-dire, consommer les produits des autres.

Comment localiser Sweet Choco et dans quelles surfaces trouver le chocolat ?

Nous sommes à Joungolo, Montée Château d’eau, première villa à droite.  Le produit est disponible au Moulin de France Bastos, au Moulin de France Boulevard, à Selecte Cathédrale, à Selecte Etoa Méki et à Santa Lucia Odza à Yaoundé.

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