Le peuple Bassa’a du Wouri a vibré au rythme de la clôture d’une série d’activités culturelles, sociales et communautaires. Cette édition 2026 a été marquée par le couronnement de deux reines, des prestations de danses traditionnelles venues de plusieurs aires culturelles camerounaises, ainsi qu’une forte mobilisation populaire estimée à près de 2 000 participants
L’un des temps forts de cette édition a été le couronnement de deux figures féminines reconnues pour leur exemplarité au sein de la communauté. La première distinction est revenue à l’épouse du défunt Roi Moussongo, saluée pour son parcours et son attachement aux valeurs traditionnelles. La seconde a consacré Rose Mbodi Epée, actuelle reine du canton, présentée comme une personnalité incarnant dignité, responsabilité et stabilité.

Ces distinctions traduisent la volonté de mettre en lumière des femmes qui participent activement à la préservation des repères sociaux et culturels.
« Dans un environnement où on célèbre plus les morts que les vivants, cette couronne est une fierté. Merci au Seigneur d’avoir inspiré notre Roi. J’exhorte les femmes du canton à suivre la voie du respect, la solidarité et l’amour ». La reine Rose Mbodi Epée exprime ainsi sa grtitude.


Danses patrimoniales et brassage culturel
Sur l’esplanade du festival, plusieurs rythmes traditionnels ont ryhtmé la célébration : le Makounè, le Benskin, l’Ambassibé, le Bikutsi, mais aussi des chants et danses venus du Septentrion camerounais. Ces expressions artistiques ont offert un véritable brassage apprécié par les nombreux invités.
L’ambiance festive a favorisé la communion entre générations, dans un cadre où traditions et modernité se sont rencontrées. Pour Diane Sariette Madiba Moukodi, Miss Canton Bassa’a,
« Notre festival prône le vivre-ensemble. Et comme vous l’avez remarqué, toutes nos aires culturelles ont été représentées et ce message d’unité est l’essence même du peuple Bassa’a ».


Un espace de transmission, de dialogue et de services
Au-delà du spectacle, le Festival Nsa’a 2026 a également proposé des activités à vocation éducative et sociale. Parmi elles, les contes autour des patriarches à travers « le soir au village », moment consacré à la mémoire collective et à la transmission orale.
Des consultations juridiques gratuites ont aussi été organisées par une équipe d’experts, pendant que le village du festival accueillait expositions, rencontres et échanges communautaires. Des activités sportives ont complété le programme.

Gratitude, fierté et espérance
Pour le King Bassa’a du Wouri, cette édition 2026 représente bien plus qu’une simple fête populaire. Elle célèbre la mémoire ancestrale.
« Ce festival est aussi un acte de mémoire. Un engagement envers l’héritage car les ancêtres sont les mémoires vivantes », a-t-il souligné.
A travers cette mobilisation, le peuple Bassa’a réaffirme son attachement à ses racines et sa volonté de transmettre son héritage culturel aux jeunes générations.
Marie Judith Ndongo











