OYACK, NKOMO : Je suis très utiles…

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Loin des bureaux climatisés dans les grands milieux huppés de ville, loin des espaces dans les grands centres commerciaux, lui Ngonpong Frédéric quinquagénaire, père de huit enfants, en plus d’être grand-père, passe se journées dans son atelier de machines.  L’échine courbée à longueur de journée,  il fait un travail assez particulier :  écraser des céréales pour les ménages du quartier. Son zèle dans cette activité quelques peu atypique pour un homme, de son âge de surcroît, laisse ses admirateurs pantois et à ses détracteurs, elle donne du grain à moudre et lui vaut souvent des regards  méprisant des critiques dures et commentaires rabaissants pour  le travail qu’il fait.

«  quand les gens viennent ici pour écraser,  certains me regardent bizarrement, d’autres personnes font semblant de donner conseil avant de me jeter un commentaire rabaissant du genre :   il faut que les enfants viennent t’aider, tu dois te reposer, et puis même c’est pas un travail adapter aux hommes … cela me fait sourire  et aux hommes je réponds en disant, c’est  pas  un travail des hommes de venir écraser le maïs, à d’autres je dis :  si je n’avais été ici, tu vois tu aurais eu des difficultés pour obtenir ton service … Mon travail est utile pour ma famille, mon quartier et mon pays ».

Pourtant avec ce travail , il a réussi tissé une entreprise qui fonctionne et qui favorise la vie des ménages dans son alentour immédiat tout en lui permettant de se réaliser , de vivre et subvenir au besoin de sa famille. Tout sourire, malgré l’étroitesse de l’espace, il ne souvient que  pour raconter  la pénible histoire du temps où pendant douze ans, au marché Ekounou, il a souffert du  harcèlement de la police municipale . Il y exerçait alors en bordure de route  en tant que  vendeur de pommes de terre faute d’espace et de local .

Aujourd’hui ,  il voit non sans admiration, le parcours  qu’il a lui-même effectué et grâce auquel, il s’est  construit une maison à Yaoundé , subvient au besoin des ses enfants, et paie son impôt à hauteur de 40mil FCFA l’an.  Alors que son histoire continue et que certains voient en lui un vieillard, il définit ses nouveaux projets pour l’avenir :   laisser au Cameroun des enfants très cultivés, un atelier vaste, et une maison dans son village natal à Mbouda, dans la région de l’ouest.

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