Florence DENEDJIKIM: « Je veux être une grande commerçante »

Malgré un quotidien pas aisé et exigeant, la réfugiée centrafricaine aspire à devenir une vendeuse de cacahouètes grillées (arachides) de renommée internationale.

Dans une chambre qu’elle loue avec son compagnon au quartier Manguiers, lieu dit « Derrière pharmacie » dans l’arrondissement de Yaoundé 1er, Florence DENEDJIKIM, 22 ans, se prépare depuis le matin à affronter une journée qui s’annonce ensoleillée. Tenant la technique de sa grand-mère, elle dispose dans des emballages en bouteille et en plastique des cacahouètes refroidies, après les avoir grillées durant plusieurs minutes.

Bien rangé dans un plateau, le casse-croûte est prêt pour la vente.

L’ustensile en inox sur la tête, sa fillette d’à peine 1 an attachée au dos, la jeune femme se lance dans la recherche du pain quotidien. Il est presque 10h, le trajet est bien défini. <<Je me balade au marché Étoudi. Si ça passe bien, je gagne 3000Fcfa de bénéfice>>, indique-t-elle.

Du gain collecté, une partie sert pour le repas et l’autre est destinée à la mise en œuvre du projet qu’elle nourrit, celui de la création et l’opérationnalisation d’une usine d’exploitation de cacahouètes grillées. <<J’ai envie de devenir une grande commerçante. J’ai besoin des clients, parce que se balader n’est pas facile>>, confie-t-elle.

L’homme ne peut pas tout donner

Florence partage sa vie avec Benjamin, qu’elle a rencontré il y’a environ 02 ans et de cet amour est née la petite Chanelle, 01 an tout juste. Si son homme parvient du mieux qu’il peut à subvenir aux besoins fondamentaux, la jeune femme ne dort pas sur ses lauriers. Pour cette ainée d’une famille monoparentale de 05 enfants dont 04 garçons, la femme doit contribuer à l’épanouissement de la famille. <<Mon mari fait un petit travail. La vie n’est pas facile. Je dois évoluer, Dieu doit me donner beaucoup d’argent pour aider ma famille parce que je n’ai plus de père>>, dit-elle.

Pour atteindre ses objectifs, Florence a certainement besoin d’un certain soutien technique et financier. Une intention qu’elle émet au Tout Puissant chaque soir, avant de s’en dormir.

Marie Judith Ndongo

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