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REMAPSEN – RECAJ PLUS : Quand la parole s’échange pour un meilleur accès aux soins de santé des jeunes vivant avec le VIH

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Mercredi 20 Août 2025, les locaux d’ONUSIDA ont vibré au rythme des discussions animées lors d’un café médias unique en son genre. Des journalistes de la coordination nationale pour le Cameroun du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN Cameroun) et le Réseau Camerounais des Adolescents et Jeunes Positifs (RECAJ PLUS) ont uni leurs voix, non seulement pour échanger des informations de presse, mais aussi pour bâtir ensemble un pont vers l’accès aux soins de santé, par la Majorité sanitaire

Un lieu d’écoute, de partage d’expériences et de propositions concrètes est désormais créé par le REMAPSEN et le RECAJPLUS, brisant les barrières de la stigmatisation et de la méconnaissance. A la faveur du café médias organisé au siège de l’ONUSIDA à Yaoundé, les jeunes positifs ont raconté les difficultés à obtenir des rendez-vous médicaux, mais aussi la peur de la stigmatisation, lorsqu’il faut se rendre dans les centres de santé, et le manque de suivi médicalisé, parce qu’il n’existe pas de Majorité sanitaire au Cameroun. Il s’agit de cette capacité décisionnelle d’un « mineur » en matière de soins de santé, lui permettant selon son âge et sa maturité, de participer aux décisions le concernant, indépendamment de la décision de ses parents. Ce principe reconnait que le « mineur » a le droit d’exprimer son opinion et que le médecin doit en tenir compte pour prendre des décisions éclairées.

« Il faut une loi sur la Majorité sanitaire, comme il en existe sur la majorité pénale, la majorité civile, ou encore la majorité électorale. Au regard de l’importance que requiert le droit à la santé, encadré par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, encadré par la Charte africaine que le Cameroun a adoptée, il est primordial d’adopter la majorité sanitaire. Nous sommes des jeunes et en tant que tels, nous sommes vulnérables. C’est nous qui sommes exposés aux relations sexuelles à risque, nous parlons de phénomènes de partouze. Nous sommes exposés aux relations trans générationnelles, aux drogues et autres stupéfiants, en même temps c’est nous qui n’avons pas la bonne information. Cette Majorité sanitaire que nous souhaitons voir adoptée nous sera bénéfique, car elle va responsabiliser la jeunesse camerounaise en lui offrant des outils pour rester en bonne santé. Si on adopte cette Majorité sanitaire, vous auriez sauvé nos vies », explique Laura Lontsi, Directrice des programmes au RECAJPLUS.

18 ans, est l’âge défini par le réseau des jeunes, parce que « Près de 80% de jeunes sont déjà actifs sexuellement au Cameroun, et étant sexuellement actifs, sont exposés à des maladies comme le VIH, l’hépatite et des autres IST », justifie la jeune femme.

La recherche d’un sens à l’information

Présents pour écouter et comprendre, les journalistes du REMAPSEN ont posé des questions pertinentes, cherchant à décrypter les rouages administratifs, les lacunes dans les systèmes de santé et les raisons d’une certaine discrimination des jeunes vivant avec le VIH. Ils ont été frappés par le fossé entre les campagnes de sensibilisation et la réalité vécue sur le terrain. L’objectif est désormais clair : Donner une voix à ces jeunes, transformer leurs doléances en productions percutantes, reportages et articles qui alertent les décideurs, les professionnels de la santé et les familles.

« Nous avons été enrichis. Nous avons pu nous rendre compte qu’il y’a beaucoup de problèmes qui méritent d’être résolus. En tant qu’acteurs médiatiques nous avons le devoir d’accompagner ce plaidoyer, de sensibiliser la population par rapport à ces problèmes qui existent, également interpeller les décideurs à travers nos productions et d’attirer leur attention sur la nécessité de prendre en compte les problèmes soulevés par ces jeunes », indique Prince Mpondo, Coordonnateur national du REMAPSEN Cameroun.

Plus qu’une simple rencontre, le café média a été le catalyseur d’un dialogue essentiel, où la parole des jeunes vivant avec le VIH trouve un écho favorable auprès des journalistes du REMAPSEN devenus des alliés dans la lutte pour un accès universel et équitable aux soins de santé. Ils s’engagent ainsi à mener des actions concrètes pour que le droit à la santé ne soit plus un combat, mais une réalité vécue par tous.

L’activité s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation aux vides juridiques et au droit à la santé des jeunes et adolescents au Cameroun, relatifs à la santé sexuelle et reproductive, se situant dans le programme de l’ONUSIDA de réponse communautaire à la stigmatisation, la discrimination et la réforme législative en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Marie Judith Ndongo

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