L’espace communautaire du quartier Ntougou 1, dans le 2è arrondissement de la ville de Yaoundé vient de ressembler à une salle de classes improvisée. Mais au lieu des tableaux et des enseignants, une pile de kits scolaires et une conseillère municipale souriante. Adélaïde Effa, présidente des femmes dynamiques de Ntougou, est venue remettre des fournitures scolaires à des enfants issus de familles modestes du quartier
Dans chaque kit remis, des cahiers, des stylos, des crayons, des gommes et même quelques ardoises pour les plus petits. Un geste simple, mais qui change tout, à quelques jours de la rentrée scolaire. L’initiative est menée avec la participation active de certains membres de la communauté. Des bénévoles n’ont en effet ménagé aucun effort pour accompagner la donatrice dans la mise en œuvre de ce projet en faveur des familles démunies. Ce qui illustre assez bien l’engagement communautaire manifeste dans cette partie de Yaoundé 2.
Au-delà de la distribution, la conseillère municipale encourage les élèves à poursuivre leurs études sans se soucier des contraintes financières. Elle insiste également sur le fait que l’éducation est un droit fondamental et que chaque enfant mérite d’y avoir accès.
Politique de terrain ou véritable engagement ?
Si certains y voient un geste politique à l’approche des échéances électorales, d’autres saluent une action concrète et répétée. Ce n’est en effet pas la première fois qu’Adélaïde Effa organise ce genre de campagne. Il s’agit de la deuxième édition. Et même si les besoins ne sont pas comblés, le message est clair : le service public peut encore être incarné par des élus de proximité, à l’écoute, et actifs.
Dans un contexte où les inégalités d’accès à l’éducation continuent de peser lourdement sur l’avenir des enfants, ces fournitures scolaires ne sont pas que du papier et du plastique. Elles sont, pour beaucoup, la clé d’un avenir qu’on n’a pas les moyens de rêver sans un coup de pouce.
Marie Judith Ndongo








