Dans un monde où les fractures sociales semblent parfois s’élargir, certains quartiers préfèrent miser sur la force du collectif. C’est le cas de Bonantonè, un quartier populaire de Douala dans la région du Littoral, qui vient de voir naître une initiative prometteuse : Jangui Finance, la coopérative pensée et portée par Ngosso Priso Louis Charles, une élite, pour renforcer l’entraide au sein de la communauté
Au-delà d’un simple projet économique, Jangui Finance se veut d’abord un moteur d’inclusion sociale et de cohésion. Face aux défis quotidiens tels que le chômage, la précarité, l’isolement, il s’agit de se prendre la main, en mutualisant les ressources, les compétences et les réseaux. Le promoteur, Ngosso Priso Louis Charles, entend ainsi offrir aux habitants de Deido des services d’épargne et de crédit, une couverture santé, une affiliation à la CNPS, mais aussi un accompagnement administratif et digital. Une série d’actions en faveur de la solidarité dans le quartier.

Ce qui distingue la coopérative, c’est sa volonté de concilier tradition et modernité, à travers son dispositif. Une plateforme par exemple de la symbolique du jangui ancestral, à la grande satisfaction des gardiens de la tradition. Sa Majesté James Frédéric Ekwalla Essaka, Chef Supérieur du Canton Deido, dira de ce fait que :
« Trop souvent, de beaux projets échouent par manque de rigueur. La confiance se mérite », comme pour saluer le projet novateur, non sans interpeller sur l’impératif de discipline et de rigueur dans sa mise en œuvre.

A l’heure où les politiques publiques peinent parfois à répondre aux attentes des quartiers populaires, cette coopérative illustre parfaitement comment la mobilisation citoyenne et l’entraide peuvent devenir des leviers puissants de développement local.
Bonantonè rappelle ainsi que le progrès ne se mesure pas seulement en chiffres, mais aussi en solidarités renforcées et en dignité retrouvée.
Marie Judith Ndongo







