Il y’a des gestes qui semblent simples, presque ordinaires, mais qui, dans certaines vies, peuvent tout changer. Offrir un kit scolaire à un enfant en situation de vulnérabilité en fait partie. Chaque année, à l’approche de la rentrée scolaire, des collectivités, des ONG, ou encore des citoyens engagés organisent des remises de fournitures scolaires. Et chaque année, la même question revient : Est-ce vraiment utile ? La réponse est claire : Oui, indispensable
Parce qu’un enfant sans cahier est un élève sans voix. Parce qu’un stylo manquant peut devenir un obstacle insurmontable. Parce que, dans certaines familles, choisir entre manger et acheter des crayons est une réalité brutale. Le kit scolaire, dans ces cas-là, n’est pas un luxe, c’est une condition d’égalité des chances.
Cette année encore, la distribution organisée dans les quatre coins du Cameroun a permis à des centaines d’enfants de reprendre le chemin de l’école la tête haute, un sac sur le dos, et l’envie d’apprendre dans les yeux. Cahiers, stylos, ardoises, règles… Ce sont de petits objets, mais pour beaucoup, ils représentent la clé d’un avenir meilleur.

Et cela va bien au-delà de la simple fourniture. Il s’agit d’un acte de dignité, d’un message clair envoyé aux enfants : Tu comptes, tu as ta place, tu mérites d’apprendre comme les autres. C’est aussi un soulagement pour les parents, qui voient s’alléger le poids d’une rentrée souvent synonyme de stress et de sacrifices.
Certains, bien-sûr, pointent du doigt le caractère « Assisté » de ces remises. Ils oublient une chose, l’école est un droit, pas un privilège. Et si l’Etat ou les partenaires sociaux doivent intervenir pour garantir ce droit, alors qu’il en soit ainsi. Fermer les yeux sur ces inégalités, c’est accepter qu’un enfant perde une année, voire une vie entière, faute de crayon et de cahiers.
Ce geste, aussi modeste soit-il, peut être le premier pas vers une réussite scolaire, personnelle, voire sociale. Il peut réveiller des vocations, faire naître des rêves, maintenir l’élève sur les bancs au lieu de le voir à l’abandon ou à la rue.

Alors oui, remettre des kits scolaires aux enfants vulnérables est un acte profondément juste. C’est une manière concrète de réparer l’injustice sociale et surtout, de croire en chaque enfant.
Et dans un monde souvent dur et inégal, croire en eux, c’est peut-être notre plus belle responsabilité.
Marie Judith Ndongo











