Dans le silence des petits miracles médicaux, une révolution est en marche à Mokolo dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. Longtemps perçue comme une ville de passage, la localité s’impose aujourd’hui comme un pôle d’excellence rénale, un centre de référence où science, humanité et innovation se conjuguent pour redonner espoir à des centaines de patients souffrant d’insuffisance rénale
Il y’a encore quelques années, les malades du rein devaient parcourir des kilomètres ; parfois jusqu’à Douala ou Yaoundé, pour bénéficier d’une séance de dialyse. Faute d’équipements ou de spécialistes, les chances de survie restaient minces. Aujourd’hui, grâce à une vision locale audacieuse et à un partenariat fructueux entre l’Etat et des acteurs privés, Mokolo abrite un centre d’Hémodialyse ultramoderne et une pharmacie moderne, équipés selon les standards internationaux.
Un modèle de collaboration et de décentralisation
Ce succès repose sur un modèle de gouvernance sanitaire décentralisée. Le soutien des collectivités locales, la formation continue du personnel et les partenaires internationaux ont transformé ce projet pilote en référence nationale. Le ministre de la santé publique, Dr Manaouda Malachie y voyant un exemple à dupliquer dans d’autres régions.

Cap sur l’avenir
Mokolo attire déjà des visiteurs médicaux venus d’autres régions du Cameroun et des pays voisins. Des projets de recherche clinique et de formation sont en cours, faisant de la ville un hub régional de la santé rénale.
L’histoire de Mokolo est celle d’un pari réussi, celui de prouver qu’avec de la volonté, de la vision et du partenariat, il est possible de soigner autrement, plus près et plus dignement.
Au cœur du Cameroun, une localité a décidé de battre au rythme des reins, et de la vie.
Marie Judith Ndongo







