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Deux chefferies, une même vision : Renforcer les capacités sur le Droit Foncier des femmes

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Dans un contexte où la question foncière demeure au cœur des enjeux de développement, deux chefferies des départements de la Lékié et de la Menoua, danas les régions respectives du Centre et de l’Ouest Cameroun, ont récemment pris part à une importante session de renforcement des capacités consacrée au Droit Foncier. Organisée dans le cadre du Forum de Gouvernance des Chefs Traditionnels, cette rencontre marque un tournant majeur dans la promotion de l’équité et de la justice sociale au sein des communautés

Durant les travaux sous la supervision des chefs de 1er de 2è degré, les participants ont été outillés sur les principes juridiques qui encadrent l’accès des femmes à la terre, ainsi que sur les bonnes pratiques susceptibles de garantir un traitement équitable dans l’attribution, la sécurisation et la gestion des terres. Les échanges ont également mis en lumière le rôle central des autorités traditionnelles dans la consolidation des droits fonciers, leur influence sur les pratiques locales et leur capacité à impulser des transformations durables.

Pour les chefs présents, cette formation représente bien plus qu’un simple atelier, elle constitue un engagement concret envers la modernisation de la gouvernance traditionnelle, l’intégration des normes juridiques contemporaines et la promotion d’un environnement où chaque membre de la communauté, homme comme femme, bénéficie d’un accès juste aux ressources foncières.

En participant activement à ce forum, les autorités coutumières démontrent qu’une gouvernance responsable repose sur l’écoute, la formation et l’ouverture. Leur démarche incarne une vision résolument tournée vers l’avenir, où tradition et progrès travaillent de concert afin de renforcer la cohésion sociale et de favoriser le développement local.

A travers cet élan, c’est toute une dynamique communautaire qui s’enclenche, celle d’un leadership éclairé, conscient que la sécurité foncière des femmes n’est pas seulement une exigence juridique, mais un pilier du développement durable.

Ce qu’il faut retenir prioritairement est que la Loi camerounaise ne prévoit aucune discrimination fondée sur le genre en matière d’accès à la terre. Toutefois, dans la pratique, de nombreuses femmes, particulièrement les veuves, continuent de faire face à des obstacles et à des pratiques discriminatoires qui limitent considérablement leurs droits.

Marie Judith Ndongo

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