Réunis récemment à Sangmélima, les chefs traditionnels du département du Dja-et-Lobo ont tenu leur assemblée générale dans un contexte marqué par les enjeux de décentralisation, de gestion foncière et de gouvernance territoriale. Une rencontre qui a réaffirmé leur rôle de relais essentiel entre l’Etat et les populations
Tenus à l’hôtel de ville, les travaux conduits par Ezo’o Engolo Blaise, ont permis d’aborder la place du commandement traditionnel dans le processus de décentralisation, notamment sa participation aux élections des conseillers régionaux.
Les discussions ont abouti à une harmonisation des positions des représentants des huit arrondissements, renforçant ainsi la cohésion et la capacité des chefs à porter une voix unifiée face aux autorités administratives.

Des défis persistants, des avancées notables
Au cœur des débats : l’insuffisance des moyens, les pressions foncières et les ambiguïtés juridiques. La circulaire du Ministère des Domaines encadrant la signature des documents fonciers a toutefois été saluée comme une avancée majeure pour la sécurisation du foncier et la prévention des conflits.


Un levier de cohésion et de développement
Au-delà ces aspects techniques, cette assemblée s’est imposée comme un espace de régulation sociale et de gouvernance participative. Les chefs traditionnels ont réaffirmé leur engagement aux côtés de l’Etat, consolidant ainsi leur rôle dans le développement local.
Clôturée dans un esprit de fraternité, la rencontre ouvre la voie à une poursuite des concertations, avec un prochain rendez-vous annoncé pour Juin.
Marie Judith Ndongo








